G. Quenard

 

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La réélection du supérieur général, le P. Benoît Grière

Une thématique autour du charisme se dégage, celle de l’unité. Un horizon mobilise : réformer et construire un futur assomptionniste. Sous le signe du vin nouveau.

L’exercice n’est pas évident : celui de se projeter pour les années à venir. En tenant compte du bien commun, au-delà des cercles connus, et en évitant de recourir aux recettes de jadis. Le chapitre se plie à l’exercice en tous domaines. Du gouvernement de la congrégation à sa vie financière et économique.

Dans un premier temps, mercredi, l’assemblée a pris le temps de marquer l’évènement de la veille : la réélection du supérieur général, le P. Benoît Grière. Voici la déclaration qu’il a faite en début des travaux : « Je tiens à exprimer un remerciement pour la marque de confiance renouvelée que vous faites en me confiant un nouveau mandat de six ans. J’ai bien conscience que je ne suis pas un frère sans limite ni défaut. Je me livre à la grâce de Dieu pour qu’Il fasse de moi un bon instrument de sa volonté au service de la congrégation et de l’Église. Mais le choix une fois effectué, il faut avancer ensemble pour relever les grands défis qui nous attendent. Vous savez que j’aime bien cette réflexion de saint Augustin : « Il vaut mieux un boiteux sur le chemin qu’un coureur hors de la route ». Le boiteux, c’est moi, c’est nous, c’est l’homme qui se reconnaît pécheur et limité. Il avance cahin-caha, mais il est sur le chemin. Et nous le savons, le chemin, la vérité, la vie, c’est Jésus-Christ. La route que nous avons à prendre ensemble, c’est l’Évangile, bonne nouvelle pour aujourd’hui. Nous n’avons pas d’autre chemin à chercher que celui-là. Le chemin, comme celui d’Emmaüs, est un itinéraire que l’on fréquente à plusieurs. Je sais que c’est avec des frères, des religieux et des laïcs que je vais continuer d’avancer jour après jour. Je compte sur chacun de vous pour m’aider à parcourir la distance qui nous conduit au Royaume. »

Un exercice pratique a suivi avec le premier échange autour du futur gouvernement de la congrégation. Notamment concernant les assistants généraux et officiers. « Je peux dire que nous avons vécu une vraie fraternité. » a partagé le supérieur général avant de remercier chacun de ses assistants actuels et officiers au sein de la Curie. « Mais aujourd’hui, il faut regarder les outres neuves capables d’accueillir le vin nouveau. Cela demande que nous changions en profondeur. » a-t-il poursuivi. « Le service du gouvernement général mérite de lui donner des hommes de valeur… En dépassant la logique de représentativité telle qu’elle était en oeuvre ces dernières années. Elle est devenue caduque, grâce à la mise en place du Conseil général plénier (CGP). Il n’est plus nécessaire de veiller à un équilibre de représentation strict dans le Conseil général ordinaire (CGO) qui tiendrait compte de la province d’origine, de la langue ou de la sensibilité apostolique. Désormais, cette représentativité dans le gouvernement s’incarne dans le CGP qui se réunit deux fois par an. Cela s’amplifiera encore si nous y accueillons les vicaires une fois l’an. Il faut avoir de nouvelles outres et cela passe par un changement de mentalité. Dépassons la logique provinciale… Nous avons besoin d’avoir des hommes disponibles pour exercer le gouvernement et l’animation. Nous avons besoin d’économes. Mais l’effort ira aussi en direction des études spécialisées correspondant aux priorités apostoliques de la congrégation : l’éducation, les médias, l’oecuménisme, l’islamologie et le dialogue interreligieux, les sciences théologiques et philosophiques ». Le père général a indiqué encore des repères et des profils de postes pour la constitution de la nouvelle équipe de la Curie : désir de garder des assistants éprouvés et compétents ; souhait de pouvoir disposer d’hommes prêts à travailler sans délai pour la congrégation ; poursuivre le travail de rationalisation dans le domaine économique ; souhait de l’arrivée de deux ou trois assistants nouveaux pour les initier rapidement à la fonction. Si nous avançons sur la nomination d’un secrétaire international pour la formation, le nombre d’assistants pourrait être alors de 4. » Le discernement de l’assemblée fera son oeuvre dans les jours qui viennent.

Après la pause du milieu de matinée, le travail s’est poursuivi avec un premier examen du document « Nos missions prioritaires » présenté par le P. Miguel Diaz Ayllon (Amérique du Nord-Philippines). L’aprèsmidi a été consacrée à la synthèse de la commission finances en laissant la parole aux groupes linguistiques. Les capacités économiques de la congrégation sont limitées. Des arbitrages seront indispensables pour éviter une Congrégation à plusieurs vitesses. Nécessité de plans de financements à moyen terme. Après un temps de pause, le second sujet de l’après-midi a touché aux statuts et plus particulièrement au voeu dit ‘vœu Anastasio’, du nom de celui qui l’a formulé. Le débat vise à savoir s’il est pertinent de rester à la situation actuelle où l’économe général est assistant ou s’il faut revenir à la situation antérieure où l’économe n’est pas assistant.

F. Robert Migliorini, a.a. robert.migliorini@assomption.org

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